Pour manger une proie, les chiens saisissent entre leurs dents canines et incisives, ils en arrachent ou en coupent  des framents, se servant parfois des membres antérieurs pour la fixer.
La préhension d'aliments en morceaux ou semi-liquides se fait au moyen de la langue et par des mouvements de la mâchoire inférieure.
Les canidés sauvages ont un mode d'alimentation tel qu'ils sont capables d'ingérer en peu de temps, une grande quantité de nourriture ( lors de la capture d' une proie) et qu'ils peuvent, en contrepartie, subir d'assez longues périodes de disette. D'autre part, dans certains régions, et pendant certaines périodes de l'année, ils sont omnivores.
Cette possibilité d'une alternance entre des festins et des périodes de jeûne, se retrouve chez le chien domestique: si on lui présente un repas plantureux et d'un goût agréable, il absorbera tout, même si cela correspond à beaucoup plus que ses besoins. D'autre part, s'il ne mange pas, même pendant une semaine, cela n'aura pratiquement pas d'effet sur sa santé.

       - Comportement  alimentaire du chiot.

Durant les trois premières semaines de la vie, l'alimentation est uniquement constituée par le lait maternel. A partir de la troisième semaine, des petites quantités de nourriture solide sont absorbées. Le sevrage s'effectue entre la sixième et la septième semaine. Le chiot tète 7 à 8 fois par 24 heures. Le nombre de tétées par jour diminue progressivement.
La tétée est un des premiers patrons-moteurs qu'on peut observer chez le chiot. Il est inné et s'adresse aux tétines de sa mère, mais aussi à d'autres objets de l'environnement. La présence de lait constitue un renforcement et la réplétion de l'estomac l' inhibe. On constate cependant que ces deux facteurs ne remplissent pas toujours leur rôle: la tétée peut se poursuivre après le tarissement de la mère et se faire sur des objets non-alimentaires. D'autre part, elle peut continuer 15 à 20 minutes après que l'estomac soit rempli ou se produire chez un chiot rassasié et endormi, s'il est réveillé brusquement.

      - Comportement alimentaire de l'adulte.

Le nombre de repas par jour peut être ramené à deux ( ration d'allaitement ou de travail) . Quand des chiens sont nourris "ad libitum", certains adaptent leur ingestion de telle sorte que leur poids reste constant. D'autres ne se limitent pas et deviennent obèses. Dans ces conditions, on observe que le rythme journalier d'absorption des aliments va de 8 à 25. Il arrive fréquemment que les chiens qui ne mangent pas tout leur repas en une seule fois enfouissent ou cache le reste.
L'effet de groupe est très marqué: de jeunes chiens absorbent 15 à 20 % de nourriture en plus s'ils reçoivent leur repas avec un congénéère. Si celui-ci est affamé, cela induit une consommation supplémentaire de 30 à 200%. Ces excès ont un effet temporaire car le gain de poids calculé sur plusieurs semaines est comparable à celui d'un sujet isolé.
Les aliments présentés sous forme sèche ou sous forme broyée sont dédaignés de prime abord. Par conditionnement, ils ne tarderont pas à être considérés comme valables.