Particularités anatomiques.


La peau est couverte d'écailles ou de plaques cornées constituant une carapace. Un derme très vascularisé et un épiderme sont présents mais il n'y a pas de glandes sébacées.
Les glandes tégumentaires sont très rares. Le renouvellement de la peau se fait par des mues, d'un seul tenant pour les serpents et en lambeaux chez les lézards et les tortues.

Le squelette des reptiles ne présente d'un seul condyle occipital. La face concave des vertèbres est tournée vers l'avant chez les serpents. Le grand python peut avoir jusqu'à 400 vertèbres.
Chez les tortues, les vertèbres et les côtes sont soudées à la dossière ( partie dorsale de la carpace).

La bouche des tortues consiste en un bec corné, lisse ou dentelé. Les dents sont remplaçables tout au long de la vie des reptiles.

Le tube digestif est parfois mal défini; on ne peut pas toujours différencier la zone gastrique de l'intestin. L'estomac des crocodiles possède deux chambres plus ou moins distinctes. Chez les autres reptiles, il n'y a qu'une seule chambre avec deux zones parfois différenciées.

Au niveau des yeux, la sclérotique est calcifiée exception faite des serpents.Présence d'un "troisième oeil", l'oeil pinéal qui est présent à l'état rudimentaire chez les iguanes et les agames.

Les oreilles sont fermées par un clapet chez les crocodiles. Chez les serpents, l'os columelle transmet à l'oreille interne, les vibrations sonores détectées par la mandibule. L'audition étant rudimentaire chez les lézards et les crocodiles.

La trachée aboutit dans la bouche et n'est pas reliée au tube digestif par un carrefour laryngé. Elle possède un système de fermeture à son entrée.

Le coeur est constitué de deux oreillettes et d'un ventricule chez les serpents, les lézards et les tortues ( deux oreillettes et deux ventricules incomplétement individualisés chez le crocodile).
La contraction de l'oreillette droite a lieu avant l'oreillette gauche. La circulation est donc, selon les cas, incomplète ou double.

Des poumons, il ne subsite en général que le poumon droit chez le serpent. cependant, chez le python et les boas, les deux poumons sont présents, le gauche plus petit que le droit.
Chez les tortues, les poumons sont situés en région dorsale, juste sous l'apex de la carapace.Les reins sont  pairs et très sensibles aux toxiques. L'élimination des déchets se fait principalement sous forme d'acide urique, chez les lézards et les serpents et d'urée chez les tortues aquatiques et les crocodiles.

La vessie n'existe que chez certains lézards et tortues, elle est absente chez les serpents .Les ovaires et les testicules sont disposés par paire très en avant des reins.       

 

Particularités physiologiques .


Les reptiles sont des animaux ectothermes et poïkilothermes.

Reproduction.  

Les reptiles sont principalement ovipares, ils pondent sur la terre, même pour les espèces aquatiques. Certaines espèces sont ovovivipares (boas, certains caméléons) et vivipares .

Hématologie :

les globules ranges sont nucléés comme chez les oiseaux. Le sang possède un pH variable en fonction de la température ambiante. Il est acide aux hautes températures et basique aux hautes températures. Cela par rapport à la zone de température optimale (26 à 27 degrés pour les espèces exotiques et 18 à 20 degrés pour les espèces tempérées.

La glycémie
est souvent variable avec la saison. Chez la vipère par exemple, elle est de 70 mg/l en août et de 20 mg/l en janvier .

La fréquence cardiaque est lente comparée à celle des mammifères. Chez les serpents, la fréquence cardiaque varie de 23 à 41 contractions par minute , 10 à 44 chez les tortues ,60 à 66 chez les lézards verts .

La fréquence respiratoire est de 3,7 mouvements par minute chez la tortue. Chez les autres reptiles , la fréquence respiratoire dépend de la température ambiante. Chez les grosses espèces elle est de  2 à 3 par minute et de 6 à 10 pour les plus petites espèces.
La consommation en oxygène est 300 à 400 fois plus faible que chez l'homme. Ce qui limite le risque d'asphyxie des reptiles.


 Conditions d'entretien


    Le terrarium


Plusieurs types de climats devront être reconstitués en fonction des origines et des préférences des reptiles. Le terrarium devra être le reflet du biotope d'origine . Les meilleurs résultats étant toutefois obtenus avec des terrariums sans décoration (pas de plantes naturelles), aseptisés et fautes à nettoyer .En respectant la température l'hygrométrie, l' éclairage et les autres exigences de l'espèce.
- un terrarium sec et non chauffé pour les espèces européennes.
- un terrarium sec et chauffé pour les animaux des déserts.
- un terrarium humide et chauffé pour les espèces arboricoles tropicales.
- un aquaterrarium spam les crocodiles et les serpents d'eau .
 Pour les espèces des pays tempérés , il est possible de les installer dans nosjardins. Il faut alors protéger les jeunes des prédateurs, prévoir des abris contre le soleil. La taille sera adaptée à celle des animaux. Les serpents doivent pouvoir se tenir allongés sur toute la longueur. Pour les espèces arboricoles , des branches d'arbre seront mises en place.Les éléments de décoration devront être simples, peu nombreux, faciles à démonter et à nettoyer. Les plantes artificielles seront préférées aux naturelles. Des cachettes seront offertes aux reptiles timides , ainsi qu' une possibilité d'excercice aux reptiles arboricoles et un lieu de baignade pour les reptiles aquatiques.La température moyenne sera de 28 à32 degrés le jour et de 22 à 26 degrés la nuit .L'humidité de l'air variera entre 30 et 70 pour cent. Certaines espèces tropicales demandant jusqu' à 80 pour cent d'hygrométrie. L'humidité. enlevant sera éventuellement entretenue par du pulvérisations et d' eau et la présence d' un bassin .Une régulation par installation de grilles de ventilation sera mise en place. La condensation de l'eau ne doit jamais être visible sur les vitres du
terrarium. Le cycle nycthéméral, la qualité et l'intensité de la lumière varient suivant les espèces et leur origine. Les rayons ultra- violets ne sont nécessaires que chez les tortues, les lézards et les crocodiles.Les sols les plus sains sont souvent les plus simples. Sauf pour les espèces fouisseuses du désert, il vaut mieux éviter le sable comme substrat. Des copeaux de bois , des billes d'argile, des graviers , du carton seront préférés. Des pierres seront disposées dans le terrarium , favorisant de la sorte l'enlèvement des mues des serpents et des lézards.La désinfection pourra être réalisée avec du Cétavlon, du Sterlane, de la Chlorhexidine, ou de l' Hibitane. L'eau de Javel ( diluée) ne sera utilisée que sur les constituants du décor.Le déparasitage pourra être réalisé avec une solution de Néguvon à 0,2 p.cent. Les carbamates (Carbaryl) peuvent être mélangés sans risque à la litière  protégeant ainsi les animaux des acariens qui s'y développent ou passent de l'un à l'autre reptile. Mieux vaut éviter le Dichlorvos.

 

L'Alimentation


Les ophidiens sont des carnivores , les chéloniens sont végétariens ou carnivores (parfois les deux régimes). Les sauriens sont tantôts carnivores, tantôts vegétariens et parfois omnivores. La monophagie, exception faite des serpents est rare chez les reptiles. Cette diversité rendant difficile la tâche des éleveurs et des soignants.La quantité d'aliments dépend de la température du milieu ( les besoins alimentaires sont plus importants lors de températures élevées) , de l'âge des individu (les jeunes animaux absorbant proportionnellement plus de nourriture que les adultes) , de leur activité, de leur sexe et parfois même de leur couleur.   
Un serpent de 1,5 m mange 2 à 3 souris par semaine Lorsqu 'il atteint 2 m il avale 3 ratis par semaine et vers 3 m de long, il ingère un lapin par semaine.
Un caméléon peut absorber 6 criquets de 3 cm chaque jour. En pratique , en captivité , on peut souvent laisser un reptile se nourrir à volonté. Certains reptiles ont des appétits capricieux, certains acceptant des campagnols ou des gerbilles et refusant des souris. La présentation de l' aliment son odeur , l' éventuel mouvement de la proie, sa température corporelle, influencent l'appétit des reptiles. L'aspect et la couleur des aliments ont aussi leur importance. Une couleur jaune ou rouge est très appréciée du tortues terrestres.
Le lieu de la prise du repas a aussi un importance .Des compléments vitaminiques ou minéraux peuvent être apportés. Il faudra veiller à éviter les excès Ses hypervitaminoses A et D3 étant très graves.Les animaux végétariens et les insectivores s'alimentent généralement tous les jours. C'est le cas de la plupart du lézards et des tortues.
Pour les animaux carnivore, la prise alimentaire est plus espacée . Les crocodiles et les varans carnivores peuvent ne s'alimenter qu'une ou deux fois par semaine.
Les serpents peuvent ne s'alimenter qu'une fois toutes les une à quatre semaines et parfois tous les 3 mois chez les plus gros serpents .Les jeunes reptiles sont plus voraces que les adultes.
 Un jeûne d'un jour n'étant pas gênant.
 Les lézards et les tortues ont souvent une activité diurne et se nourrissent le pour. Les serpents ont une activité diurne, mais certains , comme le python royal ont une activité nocturne. L'examen de la fente pupillaire donne une indication sur l'adaptation nocturne des reptiles. En simplifiant ,les animaux à pupille ronde s' alimentent en principe le jour et ceux à pupille fendue plutôt la nuit.Les besoins hydriques varient en fonction de l'état d'hydratation de la proie et du biotope d'origine du reptile. La dessiccation importante des selles permit au reptile une récupération maximale de l'eau. certains reptiles comme les crocodiles possèdent des " glandes à sel "qui permettent aux reptiles de biotope sec d'éliminer de l'acide urique sous forme cristallisée pour épargner de l'eau .
De nombreux reptiles sont incapables de boire dans un récipients ils s'abreuvent en léchant les gouttes de rosée déposées sur les végétaux ou le décor par pulvérisation régulière d'eau . Les tortues doivent souvent immerger leur tête pour boire. Les animaux semi- aquatiques souillent très rapidement l'eau de leur bassin par leurs déjections . Il faut la renouveller très souvent ou posseder un filtre performant ( 10 fois le volume du bac par heure minimum ).


D'après le point veterinaire:
V.Vienet ( Le cloteirol 2809, route de Grasse 06270 Villeneuve-Loubet
L.Schilliger ( clinique veterinaire 26, rte de Masy 91380 Chilly-Mazarin.
R. Cavignaux Clinique vétérinaire du Gremillon 22,av. du 69ième RI 54270 Essey-les -Nancy
F.Rival clinique vétérinaire carnot 85, avenue carnot 28000 Valence
Y.Firmin Clinique vétérinaire Bretelle de l'autoroute 06110 Le cannet