Prêle des marais et prêle des champs

 

Equisetum Palustre et arvense : Prêle des marais et prêle des champs 

Description botanique.  

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prelemarais

 Toutes les prêles sont vénéneuses, mais les deux espèces le plus souvent responsables des intoxications sont Equisetum arvense et Equisetum palustre

-Famille des Equisétacées.  Equisetum avense L.

- Prêle des champs.   Plante herbacée vivace de 20 à 60 cm. commune dans les prairies à flore dégradée, à sol silicieux.  Cette plante émet à partir d'un rhizone profondément enfoncé dans le sol, deux sortes de tiges aériennes:  les unes stériles, vertes, à tige cannelée silicifiée, se séparant facilement en articles, portant à chaque noeud un verticille de rameaux verts;  les autres, fertiles, brunes, non ramifiées ayant à leur extrémité un épi oblong constitué d'écussons portant les sporanges.

Principes toxiques.

La chimie des prêles est extrêmement complexe et confuse.  Elles contiennent, comme la fougère aigle, une thiaminase à activité antivitaminique B1, responsable, des accidents observés chez le cheval.  Elles renferment un complexe alcaloidique mal défini.

Description clinique de l'intoxication. 

L'intoxication survient chez le cheval et les bovins après consommatin de foin renfermant des prêles.  En effet, le plus souvent les animaux les dédaignent au pâturage.  On signale cependant quelques cas d'intoxication à la mise à l'herbe chez des bovins ayant été conduits dans des prairies marécageuses entièrement envahies par les prêles.  Un taux de 5 p. 100 dans le foin peut déclencher une intoxication qui apparaît toujours après plusieurs jours, voire plusieurs semaines de consommation du foin toxique.  Ce n'est que dans le cas d'une ingestion massive de ces plantes au pâturage que l'intoxication se déclare dans les quelques heures.

Symptômes.

 Dans la majorité des cas l'évolution de l'intoxication est subaigue ou chronique. 

Chez le cheval ce sont les symptômes nerveux qui dominent: incoordination motrice, difficulté de la station debout avec parfois hyperexcitabilité.  L'animal maigrit, s'affaiblit progressivement tout en conservant uin appétit normal.  Au début, l'évolution est facilement réversible par simple changement de régime. 

Chez la vache, le signe principal de l'intoxication est la diminution brutale de la sécrétion lactée, alliée à une baisse de l'appétit, de l'inrumination, une modification de l'habitus se traduisant par de l'hébétude, de la difficulté au relevé.  Ces signes s'accompagnent souvent d'hémoglobinurie.  Dans les cas graves l'animal s'affaiblit de plus en plus et l'issue peut être fatale.

Lésions. 

Dégénérescences hépatique et rénale dans le cas d'une évolution chronique ayant abouti à la mort.

Traitement:         

 Le seul traitement efficace chez le cheval combattant les effets de la thiaminase est l'administration quatre jours de suite de vitamine B1 à forte dose ou de levure de bière (50 à 250 g\j).  Chez les bovins: caféine strychnine, vératrine, sulfate de soude, iodure dans les formes à évolution chronique.