Fougère aigle

Pteridium aquilium: fougère aigle   

Description botanique:  

     fougereaigle Pteridium aquilinum L. Kuhn (syn. Pteris aquilina L.)

- Fougère aigle, Grande fougère

- Famille des Hypolépidacées.  Cette grande fougère est très commune sur les terrains silicieux.  Les frondes issues d'un rhizome robuste, sortent de terre isolément.  Elles sont profondément découpées avec deux ordres de ramification.  Les folioles ou pinnules portées par les dernières ramifications sont elles-mêmes découpées dans la partie inférieure de celles-ci.  Les sporanges sont réunis en spores linéaires qui forment une ligne brune continue à la face inférieure des pinnules.  Il ne faut pas confondre cette espèce avec la fougère mâle, moins découpée, sortant de terre par touffe, et portant des écailles brunes à la base des frondes.

Principe toxique:  

La fougère aigle renferme une thiaminase provoquant la coupure de la vitamine B1, en ses parties pyrimidique et thiazolique.  La thiaminase intervient dans le syndrome observé chez les monogastriques, mais ne joue aucun rôle dans le déterminisme du syndrome hémorragique constaté chez les bovins.  Ce dernier est dû à un facteur isolé par EVANS provoquant l'anémie aplastique.  Sa nature chimique exacte est encore inconnue.

 

Etude clinique de l'intoxication. 

Atteint les jeunes bovins de trois à dix-huit mois, beaucoup plujs rarement les bovins adultes.  La maladie ne s'observe que sur les animaux en stabulation après consommation de fougère utilisée comme litière, quinze jours en moins.

 

Symptômes. 

Le tableau clinioque dans les cas classiques est caractéristique: abattement profond, fièvre avec température élevée (41-42.5 oC) puis, au bout de quelques jours apparition d'un état hémorragique caractérisé par des pétéchies sur la pituitaire et la muqueuse buccale, un jetage strié de sang, des hémorragies cutanées agglutinant les poils sur la tête et sur le dos, ressemblant à de véritables "sueurs de sang", des oedèmes sous-glossiens, une diarrhée hémorragique.  L'animal s'affaiblit et meurt entre le 6e et le 10e jour après l'apparition des symptômes.


Lésions. 

Ulcères dans la caillette et l'intestin grêle, suffusions sanguines dans les muscles, transsudat rosé dans les séreuses, ganglions hémorragiques, piqueté hémorragique sur les reins et le coeur.  Chez le cheval on note seulement des symptômes nerveux: faiblesse, parésie, contraction des muscles de la face et de l'encolure, mydriase.

Traitement:

Chez le cheval vitamine B1, à forte dose. 

Chez les bovins: administration d'alcool butylique, stimulant de la moelle osseuse (contesté par Dalton), injections par voie veineuse de bleu de toluidine, anti-histaminiques, antibiothérapie de précaution  contre d'éventuelles complications septiques.  De toutes façons ces divers traitements sont inefficaces à un stade avancé de l'intoxication.