Le yin et le yang, sont deux concepts, deux formules permettant un mode de raisonnement simple et très rapide de façon à pouvoir interpréter les phénomènes et en déduire une conduite à tenir.

Yin :     

 -   négatif ( en tant qu’opposé au positif)
 -   féminin, femelle
 -   nuageux, couvert, sombre, obscur, secret
 -   ubac
 -   organes reproducteurs
 -   les démons, les ombres, les fantômes

Yang : 

 -   positif ( en tant qu’opposé au négatif)
 -   masculin, mâle
 -   soleil, ensoleillé, clair, brillant, lumineux
 -   adret
 -   organes génitaux mâles (extériorisés)
 -   les vivants.

                          

A ) Acupuncture et moxibustion .

B ) Techniques de tonification et dispersion des points d'acupuncture .

C ) Examen du tempérament, de l'attitude, des mouvements des animaux .

D ) L'aspect yin yang de l'organisme .

E ) L'aspect Yin Yang de l'énergie .

 

 

A ) Acupuncture et moxibustion .

Acupuncture : art de traiter les maladies par l’action des aiguilles sur des territoires  privilégiés, les points d’acupuncture.

Moxibustion : art de traiter les maladies par application des moxas sur les points d’acupuncture.

Les aiguilles, instruments métalliques, servent à puncturer, à disperser par excellence (métal : aspect yin). A l’opposé, les moxas (poudre d’armoise incandescente) sont principalement utilisés pour fortifier des fonctions défaillantes, pour effectuer des actions de tonification (feu : composante yang de l’aspect binaire de la thérapeutique traditionnelle chinoise).

 

 B ) Techniques de tonification et dispersion des points d’acupuncture  .

 Les points possèdent des caractères Yang lorsqu’ils apparaissent chauds, en hyper, algiques ou au contraire des caractères Yin quand ils se présentent froids, inertes, en hypo, dépressibles, relâchés.

Le traitement de tonification est effectué sur les points en « hypo » et la dispersion est réalisée sur les points en « hyper ».

 

C ) Examen du tempérament, de l’attitude, des mouvements des animaux  .

L’animal de caractère yang est en agitation perpétuelle, remuant, exubérant, bruyant. Celui de caractère yin est prostré, silencieux, affaissé, somnolent.

Le syndrome yang correspond à l’hyperthermie, la fièvre, aux convulsions, aux crises d’épilepsie, des tremblements. On observe des phénomènes douloureux, des signes exacerbés de pléthore viscérale ; vomissements fétides, diarrhées malodorantes, urémie.. .

Le syndrome yin correspond à de l’hypothermie, de l’abattement, des paralysies flasques. On observe un manque de force, un relâchement des sphincters ; diarrhée liquide, incontinence urinaire, salivation semi-permanente..

 

Les mouvements peuvent s’analyser dans le contexte bipolaire.

L’état yang correspond à l’extension des membres, le renversement de la tête et de l’encolure vers le haut, le creusement du dos et des lombes, l’agitation et à l’extrême l’opisthotonos.

L’aspect yin montre une flexion des rayons osseux et du rachis, l’animal est ramassé en boule, le cou, le dos, les lombes voussés, les membres ramenés sous le tronc. L’attitude est relâchée, flasque.

 

D ) L’aspect yin yang de l’organisme  .

Tous les phénomènes, toutes les structures peuvent s’exprimer à travers l’approche bipolaire. Mais pour éviter toute équivoque, il convient de toujours bien préciser la référence utilisée pour l’attribution du qualificatif Yang ou Yin ;

 

 -  le « gris » est yang par rapport au « noir » mais est yin par rapport au « blanc »

 -  un individu mâle est yang par rapport à un garçonnet ou à un individu femelle mais est yin par rapport à un individu mâle plus costaud que lui. Ce dernier individu, malade, affaibli devenant alors yin par rapport à l’individu de référence.

 

E ) L’aspect Yin Yang de l’énergie  .

Considérée comme d’essence Yang si l’on se réfère à la matière, l’énergie peut encore se mettre en équation selon le binôme Yin Yang, ce qui conduit à l’une des données essentielle de l’acupuncture.

 

1 – La portion Yang de l’énergie, l’énergie superficielle, l’énergie de défense, l’énergie  Wei.

C’est à cette énergie immédiatement disponible et en permanence « sur la brèche » que se heurtent les agents agressifs pouvant s’attaquer à l’organisme sous la forme de « coup de froid », de  « coup de chaleur ». Lorsque l’attaque, brutale, submerge les possibilités de défense, les possibilité de réaction de l’énergie défensive, de l’organisme, une forme de pathologie apparaît sous forme d’une invasion pénétrant dans l’organisme.

 

2 – L’énergie de réserve, énergie Yong ou de profondeur.

Cette énergie est abondante mais longue à mobiliser. Elle se trouve à l’origine de l’élaboration de l’énergie superficielle qu’elle produit et alimente en permanence lorsque l’organisme sain, fonctionne parfaitement. C’est à cette énergie nourricière profonde que se heurtent les affections lorsqu’elles pénètrent en profondeur, (après avoir neutralisé l’énergie défensive superficielle), quand elles cherchent à envahir les organes principaux.

L’énergie profonde est produite à partir de l’alimentation (énergie tirée des aliments), de la respiration (énergie issue de l’oxygénation), et les réserves, inhérentes à l’organisme et correspondant à sa propre vitalité (forte chez les jeunes et s’amenuisant peu à peu en fonction de l’âge et surtout des comportements). En acupuncture, elle s’avère délicate à utilisée lorsque le besoin s’en fait sentir (car difficilement mobilisable rapidement).

 

L’acupuncture s’adresse essentiellement aux affections d’origine externe, localisées au niveau des méridiens, des couches superficielles du corps où circule l’énergie défensive facilement mobilisable et répondant bien à l’action des aiguilles.

Lorsque les affections atteignent les organes où siège l’énergie profonde, l’acupuncture ne représente plus une thérapeutique de choix et les remèdes sont alors davantage indiqués et plus efficace.