I- Généralités
La symptomatologie de la rage est dominée par les faits suivants:
- La longueur et l'incertitude de la durée d'incubation de la maladie. Pour chaque espèce, des chiffres moyens peuvent êtres cités, mais on constate des variations considérables, notamment vers des durées atteignant parfois plusieurs années. L'incubation varie en fonction de facteurs déterminants comme la quantité de virions ou de facteurs d'importance relative ( type de souche, âge des individus contaminés, lieu anatomique de la contamination...: en règle générale, l'incubation est un peu plus longue lorsque la plaie d'inoculation est éloignée de la tête).
- Le polymorphisme des signes cliniques. Le virus rabique, virus neurotrope, déclenche un ensemble de troubles parmi lesquels dominent des troubles nerveux ( psychiques, moteurs et organo-végétatifs).
Il est classique de distinguer une "forme furieuse" et une "forme paralytique". Cette distinction artificielle n'est commode que dans un but didactique. En fait entre ces deux extrêmes qui peuvent se retrouver chez les différentes espèces réceptives, il existe toutes les variantes et les combinaisons possibles.
La rage déclarée est, en général, inexorablement mortelle. Dans certains cas exceptionnels, on peut observer des formes frustes, silencieuses ou avortées auxquelles peuvent survivre certains rongeurs européens ou africains ( Mastomys natalensis) ou certains chiens d'Asie ou d'Afrique
(Ethiopie) . Cette guérison peut être accompagnée d'excrétion du virus dans la salive.
II- Chez le chien
L'incubation est en moyenne de 15 à 60 jours. On a pu constater des incubations de plusieurs mois à plusieurs années.
" La rage prend chez le chien les types les plus divers. Les accès de fureur peuvent manquer tout à fait ou ne se montrer qu'à certains moments" ( Nocard et Leclainche).
On distingue classiquement une forme furieuse et une forme paralytique. Cependant, les deux formes se succèdent chez un même animal et la paralysie est la terminaison constante de toutes les formes.
a) Forme furieuse
Les premiers signes de la rage consistent en de simples modifications dans les habitudes de l'animal.
" Le chien devient triste, sombre, inquiet, taciturne; en proie à une agitation continuelle, il va et vient constamment; de temps à autre, il se repose un instant et s'étend sur le sol, puis il se relève brusquement, comme frappé par une incitation vive, pour reprendre des mouvements interrompus. L'animal ne cherche nullement à mordre; il est encore docile, mais il obéit moins vite, distrait par quelque préocupation dominante. Ces modifications s'accentuent d'heures en heures; le chien cesse d'aboyer, recherche la solitude, se cache sous les meubles, s'enfouit sous la paille de sa niche. A de courtes périodes de calme ou de somnolence, succèdent des phases d'excitation; le bruit, les attouchements, les émotions de toute espèce provoquent des réactions exagérées. Selon son caractère habituel, le chien répond aux appels et aux caresses par de vives démonstrations d'affection ou, au contraire, par des grognements et des révoltes.
Dès ce moment, la rage peut être soupçonnée et, dès ce moment aussi, les animaux sont dangereux par les caresses mêmes qu'ils prodiguent: le lèchement des mains et du visage peut être une cause d'inoculation. parfois le chien, irrité par des personnes étrangères, par des enfnats, ou surpris par un attouchement imprévu, répond par une morsure aux provocations.
Un peu plus tard, l'agitation se traduit par des signes évidents. L'animal enfermé dans une cage est toujours en mouvement; il gratte le sol, retourne la paille et l'accumule en un tas qu'il éparpille bientôt; laissé dans un appartement, il se promène en tous sens, déchire les tapis, la literie.
A certains moments, le chien semble avoir des hallucinations; il tombe en arrêt devant un corps imaginaire, happe dans l'espace ou se précipite, menaçant comme s'il poursuivait un ennemi. On observe encore à ce moment des rémittences pendant lesquelles le malade reste soumis et caressant, toutefois son attention ne peut être longtemps retenue et, subitement, il échappe à la domination du maître pour céder à de nouvelles visions.
La voix, modifiée dans son timbre, devient cassée, enrouée; au lieu du jappement habituel, court et répété, on aperçoit un hurlement prolongé, terminé par une note aigue, analogue à la voix que donne le chien courant fatigué. Ce symptôme peut cependnat manquer.
A cette période apparaissent les troubles de la sensibilité générale, des frissons, des démangeaisons. Dans quelques cas, il existe du prurit au point d'inoculation; le chien se lèche la cicatrice, puis il mord et arrache les tissus. L'analgésie est complète en d'autres régions; les piqûres, les brulûres, le pincement de la peau sont à peine perçus; des animaux s'arrachent les muscles par lambeaux, mordant leurs chairs sans manifester d'autres impressions que la sensation de bien être qui résulte de la satisfaction du prurit. Le sens génital est excité; le mâle entre en érection, et simule les mouvements du coït ou se lèche à chaque instant ses parties génitales. Les aliments sont encore acceptés s'ils peuvent être déglutis sans mastication préalable; ils sont rejetés après un court séjour dans la bouche si la mastication est nécessaire. La déglutition devient de plus en plus pénible; le chien semble avoir un os dans la gorge, mais il n'est nullement hydrophobe et il ne cessera de boire que lorsque les liquides ne pourront plus franchir le pharynx.
L'animal devient réellement furieux; laissé libre, il déchire les objets et déglutit les corps les plus divers: de l'herbe, de la paille, des chiffons, des cailloux...
Il fuit l'habitation de son maître, trottant à une allure rapide, la queue basse, l'oeil hagard, indifférent à ce qui l'entoure. Il se jette sur les chiens et sur les personnes, sans les rechercher cependant et sans s'acharner sur ses victimes. Les chiens mordus sont presque toujours venus d'eux-mêmes flairer l'animal enragé; de même les personnes ont attiré son attention par quelque mouvement.
Laissé dans le calme, le malade s'agite, flaire les objets qui l'entourent, hurle de temps à autre, puis tombe dans une torpeur de plus en plus profonde. S'il est excité, il se précipite sur les objets qu'on lui présente et sur les barreaux de sa cage qu'il mord avec fureur.
Dans une dernière période, l'animal peut à peine se tenir debout; il chancelle au moindre mouvement; les flancs sont levrettés à l'excès; les yeux, ternes et enfoncés dans l'orbite, donnet à la physionomie une expression de douleur et d'angoisse. La voix est voilée; mais le hurlement ébauché conserve sa forme particulière. A la parésie générale succède une paralysie qui débute par le train postérieur ou par les mâchoires, pour envahir rapidement les autres régions; la station n'est plus possible; l'animal reste étendu sur le côté; s'il est excité violemment, il soulève encore la tête et les membres antérieurs pour retomber aussitôt. La respiration est pénible, courte et précipitée; il se produit des contractions de certains groupes musculaires, des mouvements choréiques des membres et du tronc, de la tétanisation, et la mort survient dans une prostration complète.
L'évolution est toujours rapide; sa durée varie de 2 à 10 jours; une période de 4 à 5 jours est le temps le plus ordinaire.
b) Rage paralytique.
On peut grouper sous ce titre toutes les formes dans lesquelles la paralysie survient d'emblée ou dès les premières périodes.
Dans le premier cas, les symptômes du début diffèrent de ceux de la rage furieuse en ce que les troubles sensoriels sont peu marqués ou font défaut. Il existe seulement de la tristesse, de l'inquiétude, une tendance à flairer et à lécher les objets. Les paralysies débutent par les régions les plus diverses; on observe de la paraplégie, de l'hémiplégie ou encore des monoplégies limitées à un membre et plus souvent aux masséters. C'est à cette localisation dernière qu'est appliquée la qualification de "rage mue" ou "muette".
Chacune de ces localisations donne au malade une physionomie particulière. Dans la rage "mue", la mâchoire inférieure est pendante, la langue sort de la bouche, une bave abondante s' écoule. Ces signes et l'expression égarée du regard donnent à l'animal un aspect particulier. La préhension des aliments est impossible; la muqueuse bucale déssèchée se couvre de poussière et revêt une teinte sombre. L'animal reste calme, il ne répond pas aux provocations; il semble qu'il ait conscience de son impuissance.
Impuissance physique de mordre et involonté de le faire, voilà les deux caractères qui différencient l'une et l'autre les deux formes de la rage canine.
Alors même que l'impotence fonnctionnelle est localisée ailleurs qu'aux mâchoires, la tendance à mordre est peu marquée; après des menaces ou des coups, l'animal consent bien à saisir l'objet présenté; mais toujours avec une certaine prudence et rarement avec cette violence qui est observée dans l'autre forme de la rage. Si la rage mue succède à une phase primitive de rage furieuse, la tendance à mordre pourra persister au contraire jusqu'à ce que la paralysie soit complète. L'évolution est rapide. La paralysie 'étend à tous les nerfs d'origine bulbaire, la mort arrive en 2 à 3 jours, le plus souvent.
De nombreuses formes atypiques ont été décrites; formes gastrointestinales, consomptive, prurigineuse, etc.. Il faut accorder une place particulière aux formes "non mortelles". Cette éventualité signalée dès 1883 par Pasteur, a été très bien étudiée en Ethiopie par Andral et Sérié qui ont pu, d'une part, isoler un authentique virus rabique de la salive d'un chien atteint d'une paralysie de la mâchoire inférieure, chien qui a guérit, et, d'autre part, montrer que sur 100 chiens errants capturés à Addis-Abeba, 14 chiens maintenus pendant très longtemps en observation, ne présentant aucun signe d'infection rabique, possédaient des anticorps rabiques dans leur sérum. Ces formes non mortelles ne sont pas observées en europe à l'heure actuelle.
III- Chez le chat.
L'évolution est analogue à celle de la rage du chien, mais les symptômes sont peu évidents du fait des habitudes solitaires de l'animal.
Dès le spremières périodes, le chat se cache, souvent il ne sort pas de sa retraite et meurt sans que la maldie ait pu être soupçonnée.
Dans ces conditions, ils sont dangereux déjà; ils infligent des morsures, si on cherche à les sortir de leur retraite; les personnes qui ignorent leur présence sont menacées d'une attaque si elles touchent le malade ou si elles passent à sa portée.
En d'autres cas, l'animal peut être observé et des symptômes assez nets sont observés. Le chat est triste, inquiet, agité; il sommeille pendant quelques instants, puis se relève brusquement, le regard fulgurant; il flaire les objets et fait entendre des miaulements plaintifs. Le goût est perverti et l'appétit disparaît. La déglutition devient difficile; la voix est faible, voilée; le chat est irritable; il répond par des morsures aux caresses ou aux tentatives d'exploration. Il est rare qu'il poursuive et attaque les personnes ou les animaux, mais il se précipite avec fureur s'il se croit menacé. Réfugié sous un meuble, dans un fossé, blotti derrière une haie, le chat se jette sur les individus qui passent à proximité. Il s'attache par ses griffes à la victime et il mord avec une violence extrême, indifférent aux menances et aux coups, restant parfois suspendu par les dents implantées profondément.
Dan une dernière période, la paralysie s'établit; le train postérieur vacille; la déglutition est impossible; une bave abondante s'écoule de la bouche. La mort arrive trois à six jours après la constation des premiers symptômes. La rage "mue" est exceptionnelle. Elle est exprimée, comme chez le chien, par l'écartement de la mâchoire inférieure et par l'impossiblité de la déglutition. Des signes de paralysie générale sont bientôt constatés et la mort survient après 2 à 4 jours en moyenne.
IV- Chez l'homme.
La rage de l'homme se présente comme une méningoencéphalite aiguë.
L'incubation: sa durée est fonction du siège de la morsure. Elle est de 35 à 90 jours dans 85% des cas. La limite inférieure est d'une dizaine de jours; à l'inverse, elle dépasse parfois un an ( deux pour cent des cas de rage).
Les prodromes de la maladie s'étalent sur 2 à 4 jours. Les troubles sont essentiellement d'ordre sensoriel: douleur dans la région mordue, fourmillements, profonde tristesse, crises de larmes sans raison, recherche de l'isolement. La température peut passagèrement s'élever de 1 à 3 degrés.
Au cours de la période d'état, les troubles du caractère s'accentuent. Le malade, extrêmement angoissé, est en proie à des hallucinations, à des douleurs, à des douleurs irradiées. La température peut rapidement atteindre 41-42 °C.
On distingue:
- la forme spastique
caractérisée par de violentes contractures, des tremblements. Les excitations sensorielles lumineuses, auditives ou tactiles déclenchent des spasmes très douloureux, en particulier du larynx, modifiant la voie et rendant la déglutition douloureuse. L'hyperexcitabilité nerveuse et l'angoisse s'intensifient au point que le bruit de l'eau qui coule ou la vue d'un verre d'eau provoquent des spasmes oro-pharyngés avec réactions hydrophobes aboutissant à des convulsions et même de véritables crises tétaniformes. L'hydrophobie est un symptôme très caractéristique de la rage chez l'homme. Vers la fin, apparaissent des troubles bulbaires. Le malade conserve son intelligence intacte jusqu'au coma terminal. La mort survient en 2 à 10 jours.
- la forme paralytique
peut débuter par une paraplégie ou revêtir l'aspect d'une paralysie ascendante. Dans cette forme, le diagnostic est rendu difficile lorsque la notion de morsure fait défaut, et dans les régions où n'existe que peu ou pas de rage. Dans la forme paralytique, la mort survient tardivement par paralysie respiratoire lorsque la région bulbaire est atteinte.
On a également décrit une forme démentielle caractérisée par une agressivité exacerbée avec des crises de folie furieuse, qui évolue rapidement vers la mort.
V- Chez le cheval
La rage débute par de la tristesse, de l'inquiétude et de l'agitation. La sensibilité générale et les sensibilités spéciales sont exaltées; les attouchements, la lumière, le bruit provoquent des défenses et des mouvements désordonnés. On observe de l'excitation génésique; l'étalon hennit d'une voix rauque; il a des érections fréquentes; la jument se campe et prend des attitudes de bête nymphomane. Des tremblements, des grincements de dents, des contractions spasmodiques des muscles abdominaux, des coliques, des claudications passagères peuvent êtres observées. Il existe souvent du prurit au niveau de la morsure; si l'animal peut atteindre la cicatrice avec ses dents, il la mord et cherche à arracher la peau de la région. L' appétit est capricieux et le goût perverti; le malade laisse l'avoine ou les fourrages pour ingérer la litière et le fumier; il lèche les murs et déglutit de la terre et des corps étrangers. La déglutition est gênée dès le début; parfois ce symptôme précède d'un ou deux jours les autres manifestations; plus tard les aliments, et surtout les boissons, ne peuvent plus franchir le pharynx et sont rejetés par les nasaux. La gorge est douloureuse; la salive s'échappe en filets par la commissure des lèvres.
Des accès de fureur sont provoqués par une excitation quelconque: les coups, les menaces, la vue d'une personne étrangère, l'impression brusque de la lumière, le bruit.
Ultérieurement, la faiblesse devient extrême; la démarche est titubante; des sueurs inondent le corps. des paralysies apparaissent, localisées au niveau de la région inoculée ou étendue d'emblée à tout le train postérieur; elles progressent très vite; le cheval tombe pendant une crise, fait de vains efforts pour se relever et meurt par asphyxie.
la durée totale est de 3 à 6 jours en moyenne.
A côté de ces formes dramatiques, existent des formes beaucoup plus discrètes évoquant une intoxication, une indigestion, un traumatisme ou des crises de coliques.
VI- Chez les ruminants
L'incubation est un peu plus longue que chez les carnivores, souvent de 1 à 3 mois, parfois davantage. Les symptômes sont analogues à ceux des autres espèces.
Le bovin apparaît l'air anxieux, inquiet, la tête légèrement relevée par rapport à celle des autres. Au parc, il est en excitation perpétuelle et manifeste un éréthisme sexuel constant.
Tout au début de la maladie, la défécation est normale, mais assez tôt, le bovin émet des crottins qui font place à une sérieuse constipation.
L'inappétence est totale: c'est, à l'étable, ce qui surprend d'abord le propriétaire, et presque aussitôt le flanc se creuse, l'animal se levrette.
Un tout premier symptôme est le bâillement, le bovin se met à ouvrir la gueule, à bailler, à s'écarter les mâchoires, remuant l'inférieure comme s'il voulait dégager un corps étranger se trouvant dans son arrière-bouche. Ceci est dû à la paralysie du pharynx, ce qui entraîne de la dysphagie, d'où l'écoulement de la salive. Cette salivation au début faible devient de plus en plus abondante, la salive hyaline devient épaisse et mousseuse.
En même temps, des beuglements rauques se font entendre, de jour comme de nuit, ayant une tonalité différente des beuglements normaux, rappelant l'âne qui brait. La vache beugle comme si elle était en chaleur, une excitation la fait beugler, un coup de bâton, l'apparition d'un chien ( ce qui n'est pas toujours le cas).
A ce moment, l'attitude est particulière; prenant davantage appui sur ses antérieurs, étendant son encolure horizontalement mais relevant la tête, l'animal fait entendre sa voix. Et souvent avec ce tollé apparaissent des efforts expulsifs violents, sans évacuation fécale, la constipation étant opiniâtre, l'animal manifestant simultanément des beuglements et du ténesme rectal, il pousse en beuglant, ce qui fait que sa queue est toujours légèrement relevée.
On s'aperçoit que le malade, en terminant son beuglement, montre des accès de paralysies flasques, paralysie du train antérieur, il fléchit les antérieurs ( les boulets, les genoux), tombe sur les genoux, le sternum, et à ce moment, l'encolure et la tête rasent le sol, puis l'animal se laisse aller en décubitus latéral. Le relever devient de plus en plus difficile pour devenir impossible quelque temps avant la mort.
La mort survient en général en 4 à 5 jours. Parfois, elle arrive plus tard, vers le 5ième ou 6ième jour; un animal a survécu 11 jours.
VII- Chez les animaux sauvages.
a) le renard.
Le signe essentiel est un changement d'habitude ou de comportement; les sujets enragés perdent leur prudence naturelle et, de jour, se rapprochent des habitations. On les rencontre en plein jour, errant dans la campagne, ne cherchant pas à fuir. Ils peuvent attaquer les animaux ( bovin au pré, chiens dans les fermes..) très rarement l'homme (ou les véhicules).
On note souvent une procidence du corps clignotant. La maladie se termine fréquemment par une paralysie totale. L'évolution moyenne est de 3 à 4 jours.
b) le loup.
Les symptômes sont semblables à ceux du chien. Les loups atteints de forme furieuse sont très dangereux en raison de leur force musculaire et de leur taille.
c) Les autres carnivores sauvages et les rongeurs sauvages.
Il présentent en général des symptômes mal connus, l'animal se dissimulant lorsqu'il est atteint, mais se rapprochent de ceux déjà évoqués, associant changement de comportement, anorexie, excitabilité ou paralysie. Leur infection rabique se signale à l'attention de l'homme essentiellement par des morsures.
d) chiroptères
Les chauves-souris insectivores enragées peuvent voler en plein jour. Elles sont le plus souvent recueillies alors qu'elles sont à terre et présentent des difficultés pour prendre leur vol.