( d'après le Manuel d'acupuncture canine ( André Demontoy Editions du point vétérinaire) dont nous vous conseillons vivement la lecture.)
 

La pathologie traditionnelle chinoise et en particulier sa nosologie (répertoire et classification des maladies) est très différente de celle que nous connaissons en Occident. Aucun texte vétérinaire n'a été traduit en langue européenne. Aussi, notre connaissance se limite-t-elle aux seules données de médecine humaine.

L'école dite »classique » s'inspire du «traité du froid nocif » (Shang Han Lun) écrit vers 200 ans après J-C, plus que du «classique de médecine interne » (Nei Jing). La médecine traditionnelle chinoise repose sur des observations cliniques fines. Elle reste de nos jours enseignées dans son pays d'origine, qui tente d'accorder l' « ancien » et le «nouveau » savoir.

Nous aurons, ici un petit aperçu de la médecine traditionnelle chinoise qui, bien que différant considérablement de notre optique contemporaine, recèle des aspects pratiques d'une indiscutable vérité. Les textes anciens n'indiquent-ils pas à plusieurs reprises : « palpez, pressez, la douleur indique le point Yu ».

1 ) Etiologie.

D'après la pathologie traditionnelle chinoise, les maladies peuvent avoir deux types de causes ; externes ou internes.

a) Les causes externes.

Les causes externes des maladies sont les plus courantes. Elles sont au nombre de six ; Vent, Froid, Humidité, Chaleur, Sécheresse et Feu.

1 ) LE VENT :

« Le vent est cause de cent maladies ». Sont attribuées au vent :

- Les maladies qui commencent au printemps ; : fièvre légère, frissons ou sudation, pouls tendu en corde d'arc, dit pouls du foie ; on reconnaît là la phase de début d'une maladie infectieuse.

- Les maladies qui «se transmettent comme le vent » (maladies contagieuses)

- Les maladies qui apparaissent brutalement «comme le vent » (apoplexie, allergies aiguës).

- Les maladies qui sont aggravées par le vent (rhume des foins, rhumatismes).

Traditionnellement, le vent attaque le foie (conjonctivite et maux de tête sont des maladies du viscère « foie ») et le niveau Jue Yin (F. + M.C.).

Le vent se combine souvent aux autres causes (on parle de «vent froid », etc.).

Dans l'ictus apoplectique, le vent «va droit au but » (la maladie est appelée zhong feng : « le vent central). Les rhumatismes sont la maladie du « vent humidité » (feng shi bing).

2) LE FROID.

Le froid attaque de préférence le niveau Tai Yang (V. + I.G.) et le viscère rein.

3) L'HUMIDITE.

L'humidité attaque en priorité le niveau Tai Yin (Rte. + P.) et le viscère rate (affection digestives.

4) LA CHALEUR.

C'est la cause du « coup de chaleur ». Elle attaque de préférence le niveau Shao Yin (Rn + C.) et le viscère cœur.

5) LA SECHERESSE.

Elle nuit au poumon. Elle attaque le niveau Yang Min (E.+G.I.). Elle « nuit » au viscère poumon. Elle se traduit par une déshydratation (diabète= « sécheresse interne »).

6) LE FEU.

Le feu est, plus qu'un facteur pathogène propre, un facteur d'aggravation qui vient compliquer les autres facteurs météorologiques et transformer la symptomatologie des maladies.

b) Les causes internes .

Les causes internes des maladies sont les erreurs alimentaires et les sept sentiments, c'est-à-dire ;

- La joie : nuit au cœur.

- La colère : nuit au foie.

- L'angoisse : nuit au poumon.

- La réflexion : nuit à la rate.

- La peur : nuit au rein.

- La tristesse.

- L'émotion.

L'étiologie traditionnelle chinoise « date ». Elle confond les « circonstances d'apparition » et les « symptômes analogiques » avec la cause des maladies. En revanche, elle associe certaines affections à des tempéraments psychiques (maladies psychosomatiques) et donne chez l'humain quelques indications pour le traitement des maladies psychosomatiques.

2 ) Pathologie traditionnelle .

La médecine traditionnelle chinoise distingue plusieurs types d'affections : les syndromes, les affections des viscères traditionnels et les affections des méridiens.

A) Syndromes ou analyses de symptômes .

Ils se réfèrent essentiellement à l'état général du malade. Il en existe plusieurs : l'énergie et le sang, les « niveaux » ou grands méridiens, les huits rubriques.

Energie et sang .

Energie et sang peuvent être, globalement ou séparément, en plénitude ou en vide dans l'organisme. Ils peuvent également être en plénitude ou en vide sur un viscère. Les affections de l'énergie peuvent concerner soit « l'énergie superficielle » (énergie défensive wei qi qui circule dans les couches superficielles du corps, notamment dans les méridiens tendino-musculaires et dont la pathologie se traduit surtout par des algies ou des hypoesthésies superficielles), soit l'énergie « profonde », « nourricière » (énergie des viscères et des méridiens principaux, responsable du réchauffement).

Sous la dynastie mandchoue, cette analyse s'affirme et on considère que quatre « couches » du corps peuvent être atteintes : l'énergie wei, l'énergie, l'énergie ying, le sang.

« Niveaux » ou grands méridiens .

Les maladies des six niveaux ont été définies en +219, par Zhang Zhong Jing dans le « Traité du froid nocif ». Il définit six syndromes :

- La maladie du yang majeur (tai yang), avec fièvre légère et symptômes superficiels (frissons ou transpiration qui est remplacée chez le chien par la polypnée.), pouls superficiel (superficie, plénitude ou vide), chaleur.

- La maladie de la lumière yang (yang ming), avec fièvre importante, forte soif, signes « profonds » (abdomen ballonné, douloureux), pouls ample et dur (profond, plénitude), chaleur.

- La maladie du yang mineur (shao yang), avec alternance de fièvres et d'épisodes non fébriles, avec un pouls tendu (superficiel).

- La maladie du yin majeur (tai yin), avec absence de fièvre, mais frissons et sensation de froid, présence ou absence de diarrhée (vide superficiel).

- La maladie du yin mineur (shao yin), avec frissons, diarrhée ou vomissements, membres glacés et douloureux (vide, froid).

- La maladie du yin déclinant (jue yin), qui peut se traduire de plusieurs façons, extrêmités glacées et vomissements, alternance de fièvre et d'hypothermie, quatre membres glacés et douloureux.

Huit rubriques .

Esquissées sous la dynastie Han, elles sont systématisées en 610 par Zhao Yuanfeng. D'après cette conception, un état pathologique peut toujours être ramené à trois couples d'antonymes, se ramenant eux-mêmes aux notions de yin et de yang. Ces couples sont la superficie et la profondeur, le chaud et le froid, la plénitude et le vide.

Superficie (biao) et profondeur(li).

Frisson et sudation -polypnée pour le chien- (qui accompagnent une fièvre, de même que les algies superficielles et les affections cutanées) sont des signes de superficie, de même que les douleurs nucales et l'atteinte des voies respiratoires supérieures (rhinite, angine).

Le pouls est superficiel.

L'absence de frissons, la toux sèche, profonde, les signes abdominaux (douleurs abdominales intenses, vomissements, diarrhée, sang dans les selles), un pouls profond (palpable seulement par un appui fort du doigt), les convulsions, les troubles mentaux, sont des signes de profondeur.

Chaud (re) et froid (han).

Ce couple ne correspond que très approximativement à la fièvre et à l'hypothermie.

Les maladies du syndrome chaleur sont caractérisées par une soif intense, des selles sèches, des urines concentrées, un pouls rapide.

Dans les maladies du syndrome froid, le malade n'a pas soif et désire des boissons chaudes. Les membres froids, la polyurie, l'absence de contrôle de la défécation avec émission de selles liquides, un pouls lent, sont des signes qui appartiennent au « syndrome froid ».

Plénitude (shi) et vide (xu).

Ce couple fait surtout référence à l'état général du sujet.

Une affection récente et un malade qui a de bonnes réactions indiquent la plénitude. Des muqueuses bien colorées, des signes abdominaux comme la distension abdominale et la constipation, des signes urinaires comme l'anurie, des signes respiratoires comme l'expectoration et une respiration ample sont également des signes de plénitude.

Une affection chronique et un malade qui réagit peu indiquent le vide. Des muqueuses pâles, des signes abdominaux comme la diarrhée en général et particulièrement diarrhée de selles non digérées, des signes urinaires comme la polyurie, des signes respiratoires comme la respiration courte et superficielle sont également des signes de plénitude.

Yang et yin.

Superficie, chaleur et plénitude sont des signes yang. Profondeur, froid et vide sont des signes yin.

Les différentes rubriques peuvent se combiner entre elles (on parle par exemple de plénitude, chaleur, etc.). Les huit rubriques sont pour partie l'expression des caractères aigus ou chroniques d'une affection. Les symptômes permettant de rattacher une maladie à l'une ou plusieurs de ces catégories sont résumées dans le tableau ci-dessous.

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B ) Affections des viscères traditionnels.

Constatant l'énorme différence existant entre les viscères que décrits l'anatomie et les viscères tels que les conçoit la médecine traditionnelle chinoise, Manfred Porkert, sinologue allemand contemporain et médecin, propose de les débaptiser et de remplacer le terme « viscère » par le terme « d'orbe » (du latin « orbis », campagne qui entoure une ville). En effet, le viscère chinois est une notion très étendue et, s'il est doté de propriétés propres, il possède en sus les propriétés de la région anatomique de voisinage, celle des régions traversées par le méridien, celle des organes des sens qui lui sont associés et d'autres propriétés physiologiques.

Prenons par exemple l'orbe rein. Il correspond bien sûr au rein (il « commande » l'eau dans l'organisme), mais aussi à la région lombaire (lombalgie et sciatique sont des affections des reins), aux organes génitaux et probablement aux glandes surrénales (vitalité sexuelle du feu de la porte de la vie : le rein est un réservoir d'énergie dont la puncture est indiquée chez les sujets asthéniques ou en insuffisance respiratoire). Il correspond aux os et aux articulations (puncture indiquée en cas de troubles de la croissance, de mauvaise ossification et chez les sujets âgés). Par ailleurs, il « se montre » aux oreilles et aux orifices génito-urinaires et anal.

L'équilibration et le système musculaire sont sous la dépendance de l'orbe foie. Il en résulte que les vertiges, les convulsions (du tétanos, du coup de chaleur, de l'ictus apoplectique, de l'encéphalite) traduisent une affection de ce viscère. Il en est de même des algies superficielles musculaires. Les yeux rouges (conjonctivite) signent également une affection du foie.

Les affections respiratoires basses (bronchite, trachéite, pneumonie, pleurésie), mais également hautes (rhinite, angine), traduisent une affection de l'orbe poumon, qui contrôle également la peau.

L'orbe rate a surtout pour fonction de contrôler la digestion. Gastrites, entérites, diarrhées, affections hépatiques avec ictère traduisent des affections de la rate. Ce viscère est responsable de l'état d'embonpoint du sujet et la puncture des points du méridien de la rate est indiquée chez les sujets cachectiques.

L'orbe cœur est une orbe yin qui correspond bien sûr au cœur, mais également au « mental » (le shen). Les affections se traduisant par une perturbation de la circulation, les glossites (le cœur se montre à la langue), sont des affections du cœur.

Les orbes yang ne sont que des « parèdres » des orbes yin. On associe :

- Le poumon et le gros intestin.

- La rate et l'estomac.

- Le foie et la vésicule biliaire.

- Le rein et la vessie.

- Le cœur et l'intestin grêle.

Les affections des orbes peuvent être des affections de chaleur, de froid, de plénitude, de vide. Par exemple, la polyurie traduit le froid des reins, la diarrhée le vide de la rate, une agitation exagérée la chaleur du cœur, etc.

 

C ) Affections des méridiens.

Lorsqu'une portion de méridien est le siège soit d'hyperalgie, soit d'hypoesthésie, on parle de « maladie » des méridiens. Ces maladies se départagent encore entre maladies de « vide » et de « plénitude ».

 

3) Pathogénie .

Une maladie qui affecte les « niveaux » ne peut évoluer n'importe comment. Elle se déplace d'un niveau à un autre, selon un ordre précis (traité du froid nocif).

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Le passage d'un syndrome à une maladie de viscère se fait également selon un ordre précis. L'évolution des maladies de viscère est appelée « loi des cinq éléments ». Rappelons que chaque orbe correspond à un des cinq éléments et que ceux-ci peuvent se succéder selon deux séquences ; la séquence d'engendrement et la séquence de domination.

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Une affection de l'orbe rate (vide de la rate avec innapétence, diarhée) peut avoir pour conséquence un vide du cœur (palpitations, insomnie, amnésie). On dit que « le fils déprive sa mère d'énergie ».

Une affection par excès de l'orbe foie se traduit par « des symptômes de feu » (maux de tête ; le feu monte au toit).

Un vide des reins peut entraîner un vide du cœur (avec fièvre, sudation, insomnie).

Un tel système pathogénique fonctionne dans tous les sens et permet de tout expliquer (et réciproquement).

 

 

 

4 ) Thérapeutique traditionnelle chinoise.

Rappelons que l'acupuncture n'occupe par rapport à la pharmacologie traditionnelle chinoise qu'une place de second rang.

Parmi les principes thérapeutiques qui doivent guider l'acupuncteur, le plus important à nos yeux est le suivant : « la douleur désigne le point Yu », c'est-à-dire le point à puncturer par priorité (technique parfois dite du « point maximun).

Nous allons dans ce chapitre dresser un sommaire des différentes « règles » de l'acupuncture traditionnelle. Les plus importantes, de notre point de vue, sont les huit règles.

A ) traitements étiologiques des niveaux, des saisons, des couches du corps.

  Traitements « étiologiques » .

Pour le traitement des affections dues au vent on peut puncturer les points portant le nom de vent : Porte du vent (C16), Etang du vent (C26), Réceptacle du vent ou Porte du ciel –C24), Forum du vent (P8).

 Traitement des niveaux .

En pratique, on utilise surtout les médicaments pour traiter les affections des grands méridiens. Pour traiter les maladies des niveaux ou grands méridiens, on peut théoriquement puncturer le « nœud » et la « racine ». Les textes insistent : « l'acupuncteur doit savoir où commence et où finissent les méridiens ».

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Dans la phase de début des maladies fébriles, on pratique le plus souvent la saignée des douze points Ting sus-unguéaux.

Chez le chien, on peut remplacer cette technique par la saignée des points intermétacarpiens et intermétatarsiens, ainsi que des points métacarpiens et métatarsiens médiaux et surtout latéraux.

C'est en pratique la seule technique utilisée avec la puncture des points du V.G. (C16, C17, C24, T,) et de la nuque (C26).

Pour le traitement de la maladie du tai yang, on préconise chez l'homme, la « sudorification », avec puncture (dispersion) du point Grand Golfe (10 P, A24) et celle des points de l'orteil médial (1 Rte et 2 Rte).

Pour le traitement de la maladie du yang ming, on peut pratiquer la « purgation » avec la puncture des points P17, Trois li, P18 ; Grand vide (supérieur) et Grand vide inférieur (situé en dessous de P18).

Dans la maladie du shao yang (ou des trois yang), on préconise l'harmonisation (régularisation), par puncture des points yuan (points sources), c'est-à-dire notamment ;

-          Métatarsien latéral supérieur (64 V)

-          P25, Torrent impétueux (41 E)

-          P32, Intermétatarsien supérieur I-II (42VB)

-          A22, Marais du yang (4 TR)

-          A25, Vaisseau articulaire (pour le 4IG)

-          A23, Pisiforme (5IG pour le 4 IG)

On peut puncturer les points Yu et les points Luo.

Le même principe est appliqué au traitement des maladies du tai yin, avec puncture du point P31, Métatarsien médial (3Rte) et du point Luo de l'estomac (point Abondance sur la jambe entre P18, Grand vide et P25, Torrent impétueux).

La moxibustion peut (à dose modérée) compléter les médicaments dans le traitement des syndromes yin.

 Traitement des maladies « en saisons ».

Dans le classique de médecine interne (Nei jing), on compare souvent les stades d'évolution d'une maladie avec les saisons.

Au printemps tout est exubérant. Le teint est rouge, l'énergie est superficielle, elle est sur l'épiderme, le pouls tendu en corde d'arc. la plupart des maladies contagieuses ou allergiques, l'apoplexie, rentrent dans cette catégorie. On préconise la saignée des points Ting sus-unguéaux, ou celle des points des régions du métacarpe et du métatarse.

En été, la fièvre est forte, l'énergie reste superficielle, il y a déshydratation (coup de chaleur, maladies diarrhéiques). Le pouls est vaste et ample. On recommande la puncture des points situés au voisinage des grandes articulations (points Ho), du coude et du grasset. On ne saigne pas.

En automne, la maladie a évolué, l'énergie est « dans la chair » (elle peut présenter des alternances d'améliorations et d'aggravations). Le pouls est « léger comme une plume » (asthme, rhumatisme, malaria). Il faut puncturer profondément les points au voisinage de carpe et du tarse.

En hiver, l'énergie est dans les muscles et dans les os, le pouls est profond (phases terminales de maladies graves : tuberculose, typhide). Il faut préférer les médicaments à l'acupuncture et, si l'on pique, piquer les points Ting sus-unguéaux.

 Traitement des couches du corps.

-          Si l'affection se trouve dans le yin de yin, il faut piquer les points Yong et Yu des yin.

-          Si l'affection se trouve dans le yang de yin, il faut piquer les points Ho de yang.

-          Si l'affection se trouve dans le yang de yang, il faut puncturer les points Luo de yang.

L'interpétation de ces formulations se trouve dans le tableau ci-dessous ;

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B ) Huit règles.

L' énoncé des huit règles est simple :

1 ) Dans les syndromes superficiel, on pique superficiellement.

2 ) Dans les syndromes profondeur, on pique profondément.

3 ) Dans le syndrome chaleur, on pique superficiellement et on retire rapidement l'aiguille ou on saigne.

4 ) Dans le syndrome froid, on pique peu de points, on enfonce l'aiguille profondément. Il faut préférer les moxas.

5 ) Si l'énergie est en plénitude, on disperse.

6 ) Si l'énergie est vide, on tonifie.

7 ) Pour le traitement des vides de yang, on recommande soit la puncture des Luo des méridiens yang, soit la puncture des points clefs des m éridiens curieux yang.

8 ) Pour le traitement des vides de yin, on recommande la puncture des Luo des méridiens yin, ou la puncture des points clefs des méridiens curieux yin.

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C ) Traitement des affections des orbes .

Les maladies des orbes se traitent de la façon suivante :

Pour les orbes yin, on recommande la puncture des points Yu (face postérieure du carpe) ; points P31 ; Métatarsien II-II pour le foie, P30 ; Grand torrent pour le rein.

Pour le traitement des affections des orbes yang, on recommande la puncture des points Ho (à proximité du coude et du grasset).

 

D ) Traitement des affections localisées au long des méridiens.

Pour le traitement des affections rhumatismales, on utilise essentiellement les méridiens tendino-musculaires (MTM), les méridiens distincts (MD), les méridiens curieux .

 Traitement pat les méridiens tendino- musculaires (MTM).

On indique pour les affections des MTM de puncture ;

- les points douloureux locaux.

- Les points sus-unguéaux du (des) méridiens intéressés. Ces points pourraient êtres remplacés chez l'animal par la puncture des points Intermétacarpiens ou Intermétatarsiens.

- Les points Luo ou Luo de groupe dans la région affectée. Les points Luo de groupe sont au nombre de quatre :

- pour le membre antérieur ; face interne ; 5MC, sur l'interligne radiocarpien, au milieu de la face postérieure du membre, face

externe, A15

- pour le membre postérieur ; face interne ; P24, Rencontre des trois li ; 6 Rte, face externe ; P21, Cloche suspendue ;38VB

- Les points humidité des méridiens, à savoir les points Yu des yin (face postérieure du carpe, fac médiale du tarse).les points Ho des yang (coude ; face externe, grasset ; face externe.

Les principaux points de réunion des MTM sont :

- pour le membre supérieur ; A4 ; Points préscapulaire,(22VB) et sur la suture fronto-pariétale ; C26 ; Porte du vent, (remplace le 13 VB).

- Pour le membre inférieur, les points C8 ;Mastoide (12VB), C13 ; Quatre blancheurs (2E), T21 ; Cent réunions et sur la face inférieure du corps, le bord antérieur de la symphyse pubienne (2VC).

 Traitement par les méridiens distincts (MD) .

La pathologie des méridiens distincts comporte essentiellement des symptômes intermittents. On recommande de traiter de la façon suivante :

- puncture des points locaux douloureux.

- Puncture des points de tonification des méridiens affectés.

- Puncture des points sus-unguéaux (Ting) du côté opposé à celui du membre affecté (ils peuvent chez l'animal être remplacés par les points intermétatarsiens).

- Puncture des points Yu du côté du MD affecté.

- Puncture des points de jonction des « couples » de méridiens distincts.

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 Traitement par les méridiens curieux.

Les méridiens curieux peuvent suppléer à la défaillance des autres méridiens. Ils sont comparés dans la médecine chinoise à un système de canaux ayant pour fonction d'endiguer les crues. Ils constituent en quelque sorte, un système de méridiens parallèles aux méridiens principaux, composé de peu de points très actifs.

On puncture les « points clefs » des méridiens curieux, selon les territoires affectés.

En rhumatologie, seuls cinq méridiens sont consernés ; VG, yang et yin, qiao et wei. La thérapeutique par les points clefs couplés se fait de la façon suivante ;

- pour le couple VG (colonne vertébrale) et de la malléole yang, qui concerne la hanche et l'épaule, on puncture A27, Métacarpien latéral (31IG) et le point P27 ; Vaisseau de lélongation (62V).

- pour le couple yang-wei-Vaisseau de la ceinture, on puncture les points A16 ; Barrière externe (5TR) et P32, Intermétatarsien IV-V (41VB).

- Pour le couple malléole yin-VC , on puncture les points P29, Calcaneus (6Rn) et A21, Décrochement (7P)

- Pour le couple yin wei-chong mai, on puncture les points A19, Barrière interne (6 MC) et P31, Métatarsien médial (4 Rte).

E ) Traitement d'après les cinq éléments ou règle « mère-fils ».

Chaque méridien est pourvu de points Su antique correspondant à un élément. Nous avons vu en pathogénie le diagramme des cinq éléments. Selon ce schéma, d'après la loi d'engendrement, le poumon (métal) est la mère du rein (eau est le fils de la rate terre).

D'après ce raisonnement, lorsque le poumon est en « vide » :

- on puncture le point terre (A24 ; Grand golfe) sur le méridien du poumon, de façon à amener l'énergie sur l'élément défaillant.

- On puncture le point métal (5Rte) du méridien de al rate, pour amener l'énergie de la terre vers l'élément métal (de façon à ce que la mère nourrisse son fils).

La recherche des points hypersensibles proches et éloignés, plus simple, affinée par une certaine pratique donne -dans les limites des indications et contre-indications- par elle même d'excellents résultats.

F ) Règles diverses.

La façon d'associer les points entre eux a permis de formuler diverses modalités de traitement.

Indiquons sommairement les modalités les plus importantes :

- maladie en haut, piqûre en bas (on pique des points de la jambe pour traiter les affections de la tête).

- Combinaison devant-derrière (on puncture les points MU de la face ventrale du corps et les points Yu du dos).

- Combinaison dite biao-li (inférieur-extérieur) (on puncture des points du méridien affecté et ceux du méridien couplé ; par exemple, Trois li 36E et Métatarsien médial 4Rte ou 9P et 4 GI etc).

- Combinaison haut-bas (on puncture des points du membre antérieur et du membre postérieur ; par exemple Barrière interne 6 MC et Trois li 36 E ; à cette fin les points « clefs » des méridiens curieux couplés sont importants.

- Combinaison droite-gauche (on utilise en général des punctures de points distaux symétriques ; cette méthode est utilisable même en cas d'hémiplégie).

- Combinaison proche-éloigné (on emploie la puncture de points locaux et celle de points distaux situés sur les membres ; c'est ainsi que l'on traite les « branches » et les « tronc » d'un méridien. Là encore les huit points clefs et les principaux points distaux de l'acupuncture sont les plus souvent puncturés.