Que révèlent les analyses d'urines ?
 Si les urines sont anormales, soit il y a des déficiences rénales, soit des troubles extra rénaux.

Méthode des prélèvements.
 
 -  prélèvements se font le plus souvent pour des analyses qualitatives que pour des analyses quantitatives.
 -  Pour prélever l'urine, il existe différentes méthodes ; le sondage (douloureux, peut entraîner des troubles), la ponction de la vessie (pas très conseillée) et laisser uriner l'animal (il faut toujours éliminer le premier jet car il est contaminé par les bactéries externes).
 -  Lorsque le prélèvement a été fait, il faut faire l'examen le plus tôt possible sans refroidir l'urine (car risques de précipitation ). Les bactéries peuvent se développer et modifier les paramètres.
 - Si l'analyse ne peut se faire dans l'immédiat, il faut réfrigérer l'urine. Pour la conservation, il faut ajouter du formol (1 goutte de formol à 40% pour 30 ml d'urines) ou de toluène.
 - Pour faire l'examen, il remettre l'urine à température ambiante.
 
 
 
 

1 . Volume .

Il est exprimé en ml/jr/kg de poids vif. Il y a environ 0.7 à 2 ml de sécrétion pat kg et par heure.
 -  chien ; 24 à 60 ml/jr/kg
 -  chat ; 9 à 18 ml/jr/kg

a) Augmentation  .

  physiologiques.

 -  lors d'ingestion de beaucoup d'eau de boisson
 -  lors d'administration de diurétiques
 -  lorsque la température externe est froide (la transpiration physiologique diminue)
 -  lors d'administration de sérum physiologique
 -  lors de traitement à l'ACTH ou aux corticoides.

  Pathologiques . 

 -   diabète sucré ou insipide
 -   néphrose toxique 
 -   pyomètre 
 -   amyloidose rénale 
 -   certaines maladies hépatiques 

b) Diminution .

         physiologiques.

 -   Température externe élevée (car transpiration importante)
 -   Lorsque l'animal ne boit pas
 -   Lors de sudation et d'hyperventilation importante
 

        Pathologiques. 

 -  hypovolémie et déshydratation (hémorragie, vomissements, diarrhées)
 -  fièvre prolongée 
 -  déviation des liquides circulants vers les cavités (œdème, ascite) 
 -  phase terminale de la néphrose chronique (on passe de la polyurie à l'oligourie) 
 
  
  

2. Couleur .

 L'urine normale est jaune.

Cette coloration vient de l'urobiline qui se lie à un peptide pour donner l'urochrome urobilinogène. On peut rechercher l'uribilinogène avec des tigettes. La tigette devient brun rougeâtre lorsqu'il y a présence d'urobilinogène. Mais on a des résultats faussement positifs lors de ;
 -   porphobilinogémie
 -  la présence d'acide paraminosalycilique
 -  pH trop alcalin
 -  présence de sang et de bilirubine.
Dans les conditions normales, la couleur varie du jaune clair au jaune foncé ;
 -  clair si le volume urinaire est important
 -  foncé lorsque le volume urinaire est faible.

 Si les urines sont verdâtres ;

Cela signe la présence de pigments biliaires (bilirubine et biliverdine).

  Si les urines sont rouges ; 

Cela signe la présence d'hémoglobine et si l'urine est trouble, c'est qu'il y a hématurie.

 Si les urines sont brunes à noires ;

C'est anormal lors de myoglobinurie. Cependant cela est normal chez le cheval et certains herbivores lors d'ingestion d'hydrocatéchol qui devient noir lorsqu'il est oxydé.

 Si les urines sont roses ;

 -   porphyrines

Certains médicaments donnent une coloration caractéristique aux urines ;

 -   phénotiazines  > rouge
 -   acriflavine > vert
 -   bleu de méthylène > verdâtre.
  
  

3. Odeur .

 -   Elle n'est caractéristique d'aucune affection. Sauf si présence une odeur fruitée qui traduit un diabète ou une acétonurie.
 -   La présence de bactéries donne à l'urine une odeur ammoniacale car les bactéries dégradent l'urée en CO2 et NH3.
 
 

 4. Transparence .

L'urine est normalement transparente 
SAUF :
 -  Chez le cheval ; l'urine est épaisse et trouble car il y a beaucoup de mucus et de cristaux de CaCo3. Dans les autres espèces, les cristaux de CaCo3 ou ceus de phosphates apparaisssent lorsque l'on refroidi l'urine. Si le pH est acide, les urates précipitent, si le pH est alcalin, les phosphates précipitent.
 
 -  Chez le chat ; la transparence n'est pas toujours la même car il y a présence de magnésium. Si l'urine est trouble, l'ajout d'éther solubilise les graisses et rend l'urine transparente.
 
 

5. Densité .

Dans les conditions normales, si le volume urinaire est important, la densité est faible, si le volume urinaire est faible, la densité est augmentée. (sauf lors de néphrose toxique).  Le poids spécifique ou densité est un témoin de la capacité du rein à concentrer ou à diluer l'urine.

 a)  Mesure .
 
 -  par réfractométrie ; la densité est fonction de la quantité de protéines urinaires.
 -  Par urodensitométrie ; moins fiable que la densitométrie.
 -  Méthode indirecte ; si la densité est grande, c'est qu'il y a beaucoup de particules, la mesure de la pression osmotique reflète la quantité de particules.
 
 b)  Valeurs normales .
 
 -          Chien : 1015 – 1045
 -          Chat : 1020 – 1040
Si la densité est supérieure à 1035, on dilue l'urine par 2 (1 vol d'urines pour 1 volume d'eau). On mesure la densité et on multiplie par deux.
 
 c)  Augmentations .
 
  Physiologiques ; 
 
 -   diminution de l'absorption d'eau
 -   hyperventilation
 -   sudation
 
  Pathologiques ;
 
 -  déshydratation, hypovolémie
 -  œdème, ascite
 -  brûlures sur des surfaces étendues (il y a hypovolémie par pertes de liquides extracellulaires)
 -  diabète sucré.
 
 d)  diminution .
 
  physiologiques ;
 
 -   augmentation de l'absorption d'eau
 -   température externe froide
 -   diurétiques par voie parentérale.
 
  Pathologiques ;
 
 -  néphrite chronique
 -  néphrose toxique (phase de diurèse)
 -  diabète insipide
 -  pyomètre.
 
On a donc les mêmes causes que pour les modifications de volume urinaire mais en sens inverse (volume important étant accompagné de densité faible).
 
Si la densité est à 1012 et qu'il a des signes de déshydratation confirmée par les analyses de labo (augmentation de l'hématocrite et de la  protéinémie), cela signifie que l'animal na parvient pas à concentrer ses urines.
 
 
Il faut faire un test de fonctionnement rénal, une épreuve de la soif ;
 
 -   privation d'eau .
Après 24 heures de privation, on vide la vessie, on pèse l'animal et on mesure la densité. Si la densité est supérieure ou égale à 1040, c'est que l'animal peut concentrer ses urines. Si ce n'est pas le cas (< 1030) c'est que soit l'ADH est non produite, soit présence de troubles rénaux graves, soit le TCD n'est pas sensible à l'ADH.
 
 -  on injecte de l'ADH  .
 
si la densité n'augmente pas ; soit il y a affection rénale grave, soit les cellules ne réagissent pas à l'ADH.
 
 

6. pH urinaire .

Il dépend de l'alimentation :
 -  si l'alimentation est carnée, le pH est acide
 -  si l 'alimentation est fourragère ou céréalière, le pH est neutre ou alcalin.
Chez le chien le pH est de 6-7 (acide)
Chez le chat le pH est acide également.
La mesure du pH se fait sur tigette.
Une modification du pH n'indique pas de pathologie rénale car toute anomalie de pH est plutôt le reflet d'une affection générale (dépend du pH du milieu extracellulaire)
Chez les carnivores, après ingestion de beaucoup de viande, on aura une urine alcaline. En effet, il y a une forte stimulation de la production d'HCL. L'HCO3- reste dans le milieu extracellulaire et l'H= passe dabs la lumière stomacale. Il y a donc beaucoup d'HCO3-
dans la circulation et l'HCO3-  filtre bien au niveau du rein ; donc l'urine est riche en HCO3-  il y a une véritable « marrée alcaline ».
 

7. Protéinuries .

 a) Détection .

- Bandelettes .

C'est une bandelette de papier qui change de couleur. Normalement il existe des indicateurs de pH qui virent si le pH est modifié mais qui virent aussi en présence de protéines. Les bandelettes ont un tampon citrate qui maintient le pH à 3.

L'indicateur est le bleu de tétra bromo phénol qui vire du jaune (pH3) au bleu (pH 4-6).

Mais le tampon citrate stabilise le pH à 3, toute modification de couleur ne peut être due qu'à la présence de protéines (l'indicateur devient vert dans ce cas)

Résultats faussement positifs ; 

 -  fréquent avec l'urine du premier jet car il y a des sédiments urinaires importants.
 -  En présence de sperme, de glycoprotéines.

Résultats faussements négatifs ;

Protéinurie due à des petites protéines (globulines).  

Si la tigette donne un résultat positif, il faut faire des examens qualitatifs et quantitatifs ...

 

- Test de Heller.

On met de l'HNO3 concentré au fond d'un tube et on fait couler l'urine le long de la paroi.

 -  Si  des mucines sont présentes dans les urines, il y a apparition d'un zone nébuleuse à l'interface. Les mucines ne sont pas pathologiques.
 -  Si des protéines sont présentes, il y a apparition d'un précipité blanc à l'interface. Les protéines sont toujours pathologiques.
 

- Dosages semi quantitatifs.

 i)   réactif de Robert  .

 On fait une solution 1/1 avec de l'HNO3 concentré et une solution concentrée de sulfate de Mg.
On met le réactif au fond du tube et on laisse couler l'urine sur le fond.
S'il y a apparition d'un anneau blanc, c'est qu'il y a des protéines. La densité de l'anneau dépend de l'importance de la protéinurie.
REM :
 -   pour les test de Heller et le réactif de Robert, l'urine doit être limpide. Si elle ne l'est pas, il faut centrifuger.
 -   Si la protéinurie est faible, il faut parfois attendre un certain temps pour que l'anneau se forme (de l'ordre de 3 minutes).
 
ii) turbidimétrie
On dilue un comprimé d'acide sulfosalicylique dans 30 ml d'eau. On mélange ensuite un volume d'urine et un volume de la solution obtenue.
Il y a apparition d'une turbidité en présence de protéines et la turbidité est d'autant plus importante que la protéinurie est importante.
 
- Méthode quantitative de Bradford .
On ajoute du bleu de Coumasie à l'urine. Le colorant se lie aux protéines.
On peut faire des courbes étalon avec la sérum albumine (de 0 à 7,25 µgr).
Cette technique permet de déterminer la quantité de protéines qu'il y a dans l'urine. On lit l'absorbance à 595 nm. La coloration est stable entre 2 et 60 minutes.
Cela permet de mettre en évidence la présence de protéines chez tous les chiens normaux. Normalement il y a moins de 150 mgrs de prot/dl d'urine (beagle :70 +/- 49 mgrs).
Si la protéinurie est due à des protéines de faible taille, les méthodes semi quantitatives ne parviennent pas à les détecter car les protéines ne précipitent pas en présence de l'acide sulfo salicylique.
Il faut donc se méfier des résultats faussement négatifs des méthodes semi quantitatives car cela ne signifie pas que la protéinurie est nulle.

 

 

 

 b)  Analyse fine .

 

On ajoute du NaCl à l'urine. On chauffe à 50-60°. Il y a précipitation des protéines thermostables. Un trouble apparaît. Si on continue à chauffer jusqu'à 100°, d'abord le trouble disparaît puis réapparaît si on laisse refroidir l'urine (à partir de 80°, le trouble est impossible à faire disparaître).

On fait ensuite une électrophorèse pour déterminer la nature des protéines ;

 -  sur acétate de cellulose ;

les électrophorèses doivent se faire sur une urine concentrée ( au moins 30 mgr de prot). On peut faire une dialyse.

 

 -  sur gel de polyacrilamide ;

 Cela permet de séparer les protéines en fonction inverse du log de leur poids moléculaire. Plus une protéine à un faible poids moléculaire, plus loin elle migre. De cette façon, on peut distinguer les protéines tubulaires, des protéines glomérulaires.

 

 c)  Causes de protéinuries .

 

Normalement, les protéines peuvent filtrer mais elles sont réabsorbées. Si la réabsorption n'est pas bonne, il y a protéinurie.

En plus, il y a des sécrétions tubulaires de protéines au niveau de la branche ascendante de l'anse de Henlé. Mais ceci ne représentent que de très faibles quantités qui ne sont pas détectables par les méthodes semi-quantitatives.

 

- Protéinurie physiologiques ;

On observe une protéinurie supérieure à la protéinurie normale lors de :

 -  station debout prolongée
 -  stress chez l'homme
 -  d'ingestion de beaucoup de colostrum chez le veau (les Lg peuvent passer dans les urines)

 

- Protéinurie pathologiques ;

 a)   protéinurie prérénale  .

Les protéines urinaires sont toujours de faible PM (65 à 70000). Cela se présente lors de ;
 -          myopathies monoclonales
 -          myélomes multiples ( IgG, IgA, IgD et IgE)
 -          macroglobulinémie de Waldenstein (IgL)
 -          myoglobinurie de l'animal écrasé par une voiture
 -          hémoglobinurie lors d'hémolyse intra vasculaire.

 

 b)   protéinurie glomérulaire (rénale) .

 ·         Protéinurie importante mais on n'observe ni GR, ni germes.
 -         albuminurie et protéines de PM > albumine.
 -          Amyloidose
 -          Glomérulonéphrite

 ·         Ceci conduit à un syndrome néphrotique : on a en permanence une hypoalbuminémie avec ;

 -          augmentation d'alpha2 macroglobulinémie
 -          augmentation des lipoprotéines (VLDL)
 -          augmentation de la cholestérolémie
 -          augmentation de la triglyciridémie

 ·         Lors de syndrome, il y a diminution de la concentration en protéines totales dans le sang. Il y a hypovolémie (car hypoalbuminémie). Il y a une réaction au niveau du rein ; augmentation de la réabsorption du Na+ et hypernatriurie.

 

 c)  protéinurie post glomérulaire ou tubulaire  .

 

Augmentation des protéines de petit PM –électrophorèse sur gel de ployacrilamide). C'est l'amino acidurie de Fauconi.

 

 d)   protéinurie post rénale  .

 

8. Présence de sang .

A. Tests .

Les tests sont incapables de distinguer l'hématurie, l'hémoglobinurie, la myoglobinurie.

On utilise des bandelettes contenant un micro peroxyde. En présence d'une activité peroxydasique, il y a libération d'oxygène actif qui va transformer le microperoxyde en alcool. Cette oxygène va oxyder de l'orthopyridine en ortholuidine qui est un dérivé qui se colore en bleu (toluidine).

 

  Hématurie et hémoglobinurie .

 S'il y a hématurie, on ne sait pas si les GR ont éclatés et libérés leur Hb ou pas.

Réaction de Kastle Mayer .

On utilise de la phénophtaléine incolore à pH alcalin. On mélange phénophtaléine et urine et on y ajoute quelques gouttes d'eau oxygénée. Les peroxydases libèrent de l'oxygène actif qui oxyde la phénophtaléine ce qui va donner une coloration rouge.

Si on a une coloration rouge, il y a une activité peroxydasique et il s'agit donc d'une hémoglobinurie.

Si on n'a pas de coloration rouge, c'est une hématurie.

 

   Hémoglobinurie et myoglobinurie.

 a)    on ajoute du sulfate d'ammonium .

Celui-ci précipite l'Hb. La coloration rouge de l'urine disparaît si la coloration est due à l'Hb.

Le sulfate d'ammonium ne peut pas faire précipiter la myoglobine.

 -   si le sulfate d'NH3 fait disparaître la coloration rouge, c'est une hémoglobinurie.

 -  Si le sulfate d'NH3 ne fait pas disparaître la coloration rouge, c'est une myoglobinurie.

 

 b)     examen clinique .

 -   si hémoglobinurie ; anémie, aucun signe de maladie musculaire.

 -  Si myoglobinurie ; pas d'anémie, avec l'augmentation des CK et signes de malaldies musculaires.

 

Il existe des réactions faussement positives ;

 -   en présence de bactéries contaminantes qui ont des activités peroxydasiques.

 -   Par ailleurs, les leucodérivés se colorent car il y a oxydation. Si on a lavé les tubes avec certains produits, ces derniers peuvent transformer les leucodérivés en dérivés colorés. Il faut bien rincer les tubes.

 B.  Signification de la présence de sang dans les urines .

On peut faire la discrimination entre hématurie et hémoglobinurie par l'examen du culot

 -   Hématurie :

Présence de globules rouges dans le culot >>> affection se situant n'importe où entre le glomérule et les voies d'excrétion urinaire.

 

 -   Hémoglobinurie :

Pas de globules rouges hémolysés dans le culot. Affection prérénale (maladie générale)

 
 

9. Glucosurie .

Pour qu'il y ait une modification de la densité urinaire de 1001, il faut 270 mgrs glucose/dl (presque 3 grs/l).

En cas de diabète sucré, l'augmentation de la glucosurie ne suffit pas à elle seule a expliquer l'augmentation de la densité. Au début de la maladie, la densité est normale. La présence de corps cétoniques modifie avec le glucose la densité. En cas de diabète sucré, la cétose modifie de beaucoup la densité urinaire.

Pour avoir une augmentation de densité de 1,001, il faut au minimum 4 grs de protéines /dl d'urine.

Une glucosurie est toujours pathologique.

 a)  tests .

-  Comprimés.

Ils contiennentdes sels de Cu qui s'oxydent et se colorent grâce au pouvoir réducteur du glucose.

Inconvénients ; les pentoses autres que le glucose sont aussi réducteur>>> en cas de pentosurie (alimentation riche en pentoses), la technique du comprimé est erronée.

 - Bandelettes.

Elles contiennent une glucose oxydase, un leucodérivé incolore et une peroxydase.

Le glucose est transformé en acide glucuronique. La glucose oxydase libère de l'H2O2 qui est transformé par la peroxydase en oxygène actif qui oxyde le leucodérivé qui devient ainsi coloré.

Réactions faussement positives .

Tout agent oxydant donne une réponse positive. Il faut bien rincer les ustensiles pour éliminer toute trace de détergent.

Réactions faussement négatives .

 -    lors de la présence d'acide ascorbique dans les urines (cn)
 -    lors de pH urinaire trop alcalin ; il faut un pH de 5 pour avoir une activité enzymatique optimale.
 -    Si l'urine a été refroidie, il faut  la ramener à la température normale.

 

Si l'on travaille dans de bonnes conditions, les bandalettes urinaires donnent généralement de bons résultats.

Chez l'homme, il peut y avoir une glucosurie lors de stress. Chez les animaux, on ne retrouve pas ce phénomène.

On observe des glucosurie lors de ;

 -          diabète sucré
 -          de pancréatite aiguë et chronique
 -          hyperthyroidie
 -          hypercorticisme
 -          d'entérotoxémie chez le mouton (clostridium perfringens)
 -          certains médicaments (chloramphénicol, antibiotiques)
 

 

10. Acétonurie .

Se présente en cas de diabète sucré et chez les ruminants sous alimentés.

 -   Tigettes multistix.

Elles contiennent du nitroprussiate, de la glycérine et un tampon alcalin. La glycine stabilise la réaction. L'acétonurie est révélée par une coloration mauve.

 -  Comprimés de nitroprussiate de Na.

On dépose 1 goutte d'urine sur le comprimé >>> une coloration foncée apparaît en présence d'acide acéto acétique ou lors d'acétonurie.

 -  Réaction de Legal.

5 ml d'urine = 10 gouttes d'une solution de nitro prussiate à 10% sur le bord du tube. On laisse couler 3 ml  d'ammoniac 'NH3) concentré. L'NH3 permet au nitroprussiate de réagir avec l'acétone ou l'acide acéto-acétique et de se colorer en mauve violet.

 -  Réaction de Rotéro.

5 ml d'urine + 4 gouttes nitroprussiate de Na 5 %  + sulfate d'ammonium (NH3+). Agiter. Attendre 10'. Une coloration rose violet si acétonurie ou acide acéto acétique.

 

 

11. Les pigments biliaires .

  Tigettes multistix.

 Elles révèlent 2 mgrs de bilirubine/ l d'urine. Il y a une coloration caractéristique en présence de pigments biliaires.

 

 

12. Indican .

L'indican vient de la dégradation du tryptophane par les bactéries intestinales. Le noyau indol se transforme en indoxyl qui se transforme en indican (sulfo conjugué d'indoxyl).

 

13. Sédiments urinaires .

 -          leucocytes (pyurie)

 -          hématies

 -          micro organismes

 -          cellules épithéliales

 -          cylindres (protéinurie)

 -          parasites

 -          sédiments non organisés ( graisse, cristaux de calcium, calculs)

 

Chez le chat, il peut y avoir des gouttelettes de graisse dans les urines et elles peuvent se confondre avec des hématies hémolysées. Pour discriminer, on ajoute du soudan froid à l'urine. Il y apparition d'une coloration.

Les cylindres signent une protéinurie. Les protéines précipitent dans la lumière du tube à pH acide. Il n'existe pas chez les herbivores (urine alcaline).

Chez les carnivores, la présence de cylindres en grandes quantités n'est pas toujours un pronostic défavorable. En effet si cela survient après une intoxication où il y a eu oligurie pendant un certain temps, la présence de cylindres est plutôt un signe que le rein refonctionne bien.

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