a) Augmentation .
physiologiques.
Pathologiques .
b) Diminution .
physiologiques.
Pathologiques.
L'urine normale est jaune.
Si les urines sont verdâtres ;
Cela signe la présence de pigments biliaires (bilirubine et biliverdine).
Si les urines sont rouges ;
Cela signe la présence d'hémoglobine et si l'urine est trouble, c'est qu'il y a hématurie.
Si les urines sont brunes à noires ;
C'est anormal lors de myoglobinurie. Cependant cela est normal chez le cheval et certains herbivores lors d'ingestion d'hydrocatéchol qui devient noir lorsqu'il est oxydé.
Si les urines sont roses ;
- porphyrines
Certains médicaments donnent une coloration caractéristique aux urines ;
Dans les conditions normales, si le volume urinaire est important, la densité est faible, si le volume urinaire est faible, la densité est augmentée. (sauf lors de néphrose toxique). Le poids spécifique ou densité est un témoin de la capacité du rein à concentrer ou à diluer l'urine.
a) Détection .
- Bandelettes .
C'est une bandelette de papier qui change de couleur. Normalement il existe des indicateurs de pH qui virent si le pH est modifié mais qui virent aussi en présence de protéines. Les bandelettes ont un tampon citrate qui maintient le pH à 3.
L'indicateur est le bleu de tétra bromo phénol qui vire du jaune (pH3) au bleu (pH 4-6).
Mais le tampon citrate stabilise le pH à 3, toute modification de couleur ne peut être due qu'à la présence de protéines (l'indicateur devient vert dans ce cas)
Résultats faussement positifs ;
Résultats faussements négatifs ;
Protéinurie due à des petites protéines (globulines).
Si la tigette donne un résultat positif, il faut faire des examens qualitatifs et quantitatifs ...
- Test de Heller.
On met de l'HNO3 concentré au fond d'un tube et on fait couler l'urine le long de la paroi.
- Dosages semi quantitatifs.
i) réactif de Robert .
b) Analyse fine .
On ajoute du NaCl à l'urine. On chauffe à 50-60°. Il y a précipitation des protéines thermostables. Un trouble apparaît. Si on continue à chauffer jusqu'à 100°, d'abord le trouble disparaît puis réapparaît si on laisse refroidir l'urine (à partir de 80°, le trouble est impossible à faire disparaître).
On fait ensuite une électrophorèse pour déterminer la nature des protéines ;
- sur acétate de cellulose ;
les électrophorèses doivent se faire sur une urine concentrée ( au moins 30 mgr de prot). On peut faire une dialyse.
- sur gel de polyacrilamide ;
Cela permet de séparer les protéines en fonction inverse du log de leur poids moléculaire. Plus une protéine à un faible poids moléculaire, plus loin elle migre. De cette façon, on peut distinguer les protéines tubulaires, des protéines glomérulaires.
c) Causes de protéinuries .
Normalement, les protéines peuvent filtrer mais elles sont réabsorbées. Si la réabsorption n'est pas bonne, il y a protéinurie.
En plus, il y a des sécrétions tubulaires de protéines au niveau de la branche ascendante de l'anse de Henlé. Mais ceci ne représentent que de très faibles quantités qui ne sont pas détectables par les méthodes semi-quantitatives.
- Protéinurie physiologiques ;
On observe une protéinurie supérieure à la protéinurie normale lors de :
- Protéinurie pathologiques ;
a) protéinurie prérénale .
b) protéinurie glomérulaire (rénale) .
· Ceci conduit à un syndrome néphrotique : on a en permanence une hypoalbuminémie avec ;
· Lors de syndrome, il y a diminution de la concentration en protéines totales dans le sang. Il y a hypovolémie (car hypoalbuminémie). Il y a une réaction au niveau du rein ; augmentation de la réabsorption du Na+ et hypernatriurie.
c) protéinurie post glomérulaire ou tubulaire .
Augmentation des protéines de petit PM –électrophorèse sur gel de ployacrilamide). C'est l'amino acidurie de Fauconi.
d) protéinurie post rénale .
A. Tests .
Les tests sont incapables de distinguer l'hématurie, l'hémoglobinurie, la myoglobinurie.
On utilise des bandelettes contenant un micro peroxyde. En présence d'une activité peroxydasique, il y a libération d'oxygène actif qui va transformer le microperoxyde en alcool. Cette oxygène va oxyder de l'orthopyridine en ortholuidine qui est un dérivé qui se colore en bleu (toluidine).
Hématurie et hémoglobinurie .
S'il y a hématurie, on ne sait pas si les GR ont éclatés et libérés leur Hb ou pas.
Réaction de Kastle Mayer .
On utilise de la phénophtaléine incolore à pH alcalin. On mélange phénophtaléine et urine et on y ajoute quelques gouttes d'eau oxygénée. Les peroxydases libèrent de l'oxygène actif qui oxyde la phénophtaléine ce qui va donner une coloration rouge.
Si on a une coloration rouge, il y a une activité peroxydasique et il s'agit donc d'une hémoglobinurie.
Si on n'a pas de coloration rouge, c'est une hématurie.
Hémoglobinurie et myoglobinurie.
a) on ajoute du sulfate d'ammonium .
Celui-ci précipite l'Hb. La coloration rouge de l'urine disparaît si la coloration est due à l'Hb.
Le sulfate d'ammonium ne peut pas faire précipiter la myoglobine.
- si le sulfate d'NH3 fait disparaître la coloration rouge, c'est une hémoglobinurie.
- Si le sulfate d'NH3 ne fait pas disparaître la coloration rouge, c'est une myoglobinurie.
b) examen clinique .
- si hémoglobinurie ; anémie, aucun signe de maladie musculaire.
- Si myoglobinurie ; pas d'anémie, avec l'augmentation des CK et signes de malaldies musculaires.
Il existe des réactions faussement positives ;
- en présence de bactéries contaminantes qui ont des activités peroxydasiques.
- Par ailleurs, les leucodérivés se colorent car il y a oxydation. Si on a lavé les tubes avec certains produits, ces derniers peuvent transformer les leucodérivés en dérivés colorés. Il faut bien rincer les tubes.
B. Signification de la présence de sang dans les urines .
On peut faire la discrimination entre hématurie et hémoglobinurie par l'examen du culot
- Hématurie :
Présence de globules rouges dans le culot >>> affection se situant n'importe où entre le glomérule et les voies d'excrétion urinaire.
- Hémoglobinurie :
Pas de globules rouges hémolysés dans le culot. Affection prérénale (maladie générale)
Pour qu'il y ait une modification de la densité urinaire de 1001, il faut 270 mgrs glucose/dl (presque 3 grs/l).
En cas de diabète sucré, l'augmentation de la glucosurie ne suffit pas à elle seule a expliquer l'augmentation de la densité. Au début de la maladie, la densité est normale. La présence de corps cétoniques modifie avec le glucose la densité. En cas de diabète sucré, la cétose modifie de beaucoup la densité urinaire.
Pour avoir une augmentation de densité de 1,001, il faut au minimum 4 grs de protéines /dl d'urine.
Une glucosurie est toujours pathologique.
a) tests .
- Comprimés.
Ils contiennentdes sels de Cu qui s'oxydent et se colorent grâce au pouvoir réducteur du glucose.
Inconvénients ; les pentoses autres que le glucose sont aussi réducteur>>> en cas de pentosurie (alimentation riche en pentoses), la technique du comprimé est erronée.
- Bandelettes.
Elles contiennent une glucose oxydase, un leucodérivé incolore et une peroxydase.
Le glucose est transformé en acide glucuronique. La glucose oxydase libère de l'H2O2 qui est transformé par la peroxydase en oxygène actif qui oxyde le leucodérivé qui devient ainsi coloré.
Réactions faussement positives .
Tout agent oxydant donne une réponse positive. Il faut bien rincer les ustensiles pour éliminer toute trace de détergent.
Réactions faussement négatives .
Si l'on travaille dans de bonnes conditions, les bandalettes urinaires donnent généralement de bons résultats.
Chez l'homme, il peut y avoir une glucosurie lors de stress. Chez les animaux, on ne retrouve pas ce phénomène.
On observe des glucosurie lors de ;
Se présente en cas de diabète sucré et chez les ruminants sous alimentés.
- Tigettes multistix.
Elles contiennent du nitroprussiate, de la glycérine et un tampon alcalin. La glycine stabilise la réaction. L'acétonurie est révélée par une coloration mauve.
- Comprimés de nitroprussiate de Na.
On dépose 1 goutte d'urine sur le comprimé >>> une coloration foncée apparaît en présence d'acide acéto acétique ou lors d'acétonurie.
- Réaction de Legal.
5 ml d'urine = 10 gouttes d'une solution de nitro prussiate à 10% sur le bord du tube. On laisse couler 3 ml d'ammoniac 'NH3) concentré. L'NH3 permet au nitroprussiate de réagir avec l'acétone ou l'acide acéto-acétique et de se colorer en mauve violet.
- Réaction de Rotéro.
5 ml d'urine + 4 gouttes nitroprussiate de Na 5 % + sulfate d'ammonium (NH3+). Agiter. Attendre 10'. Une coloration rose violet si acétonurie ou acide acéto acétique.
Tigettes multistix.
Elles révèlent 2 mgrs de bilirubine/ l d'urine. Il y a une coloration caractéristique en présence de pigments biliaires.
L'indican vient de la dégradation du tryptophane par les bactéries intestinales. Le noyau indol se transforme en indoxyl qui se transforme en indican (sulfo conjugué d'indoxyl).
- leucocytes (pyurie)
- hématies
- micro organismes
- cellules épithéliales
- cylindres (protéinurie)
- parasites
- sédiments non organisés ( graisse, cristaux de calcium, calculs)
Chez le chat, il peut y avoir des gouttelettes de graisse dans les urines et elles peuvent se confondre avec des hématies hémolysées. Pour discriminer, on ajoute du soudan froid à l'urine. Il y apparition d'une coloration.
Les cylindres signent une protéinurie. Les protéines précipitent dans la lumière du tube à pH acide. Il n'existe pas chez les herbivores (urine alcaline).
Chez les carnivores, la présence de cylindres en grandes quantités n'est pas toujours un pronostic défavorable. En effet si cela survient après une intoxication où il y a eu oligurie pendant un certain temps, la présence de cylindres est plutôt un signe que le rein refonctionne bien.